Ep7

Ce lieu évoque la notion du mythe, d’un retour vers une architecture originelle, paysage abstrait d’un paradis perdu, évocation d’une montagne, d’une grotte, d’une forêt et sa clairière.

Stimuler le désir de se reconnecter à la terre par l’environnement bâti en générant une nouvelle relation, plus harmonieuse, entre l’homme et la nature. Un referrend au Land Art, mais dans la ville, de l’art urbain qui s’affilie à la terre. La forêt dense fait place aux bois qui se disséminent sur la clairière transparente de la façade.

Une évolution des essences et des sens des matières. Les masses s’entremêlent et interpellent. Ce lieu est une résurgence, une renaissance dans la ville de la reliance territoriale et du paysage. Contraste entre deux esthétiques, l’une héritée de nombreux millénaires, l’autre inventée par notre siècle tout neuf. Ainsi des libres murs végétaux naissent de délicats tronçons de bois équarris s’espaçant progressivement pour laisser transparaître la lumière au travers du  verre.

Ces trois moments sont achevés par des murs medias installés sur la partie intérieure du verre, jouant ainsi avec la transparence vers la scène et simultanément la projection d’un autre lieu ou plus simplement d’un autre point de vue, d’une autre échelle.

Cette généreuse surface électronique rappelle le pixel, mais dans une dimension tridimensionnelle due au retournement des plans de l’angle. Une méthode rétro comme la guinguette, mais avec une technologie de pointe et une implantation optimale. Ces unités modulaires sont les unités de base de la constitution de la peau de la Guinguette.

Les limites de perceptions du verre sont ainsi floutées. Le projet, évasé en plan, suit ces perspectives. Toutefois, la Guinguette est le lieu de la rencontre des extrêmes; de la masse et de l’évanescence, de la nature et de l’architecture, de l’épaisseur et de la finesse, de l’ombre et de la lumière, de l’invisible et du visible

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